vendredi 28 octobre 2011

C'était poétique.


La première fois, c'était hier. Tout simplement, sur le chemin du bonheur. Les oiseaux chantaient l'hymne nationale de la vie, et tout autour de moi, il n'y avait que le vent pour saluer cette modestie trop soignée. J'étais enceinte de toi, te souviens-tu ? C'était là cette première fois. La première fois où tout à commencé dans notre vie future. Tu as mal pris cette soudaine révélation. Tu es parti, en colère vois-tu, la vie n'est rien qu'un bazar constant qui change tout le temps et tu l'avais compris, cela, trop bien compris. Je te voyais courir sur notre chemin, tu ne pensais plus qu'à t'enfuir, à faire tes valises et à te barrer à l'autre bout du monde, en Alaska, en Chine, que sais-je de tout ça ? Moi, j'étais en larmes. Mais mes états d'âmes, tu t'en foutais sûrement. Partir. Rien d'autre ne comptait pour toi. Moi, je voulais ne plus exister. Je voulais que cette putain de créature sorte de mon corps au plus vite, sinon j'allais être infestée. Infestée du genre humain. La première fois, j’espérais que ce fut la dernière. Mais ce ne fut pas la dernière. Il y en a en aurait d'autres après, bien entendu, mais nous l'ignorions encore.

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